Tout à commencé dans un champ de bataille. Non, excusez moi, c'était dans un avion. Non, peut être plus dans le jardin du voisin... ou tout simplement les trois à la fois. NOUS, nous étions la famille Warens. Dire que nous avons toujours été unis ne serais pas vous racontez toute l'histoire, car notre histoire n'est pas celle d'une famille parfaite que l'on dessine sur les paquets de céréales, prise au piège dans une guerre inévitable et dégoulinante de bons sentiments. Notre histoire est celle d'un frère et de deux s½urs, de disputent interminables, de bagarres d'enfants, de larmes, de câlins et de jeux. Oui c'est comme ça que tout à commencé, dans une famille normale, avec des enfants aux cahiers de notes plus ou moins bonnes, une mère veuve et acharné de travail pour nourrir sa famille et finalement un vrai lien entre nous. Car malgré le chewing-gum que pouvait coller Noah dans nos cheveux, les objets cassés et les cris étouffés qui ont bercés notre enfance, il a toujours existé ce lien entre nous, les trois enfants Warens qui grandissaient en se protégeant mutuellement. Ce lien était plus fort que tout, il a été la cause d'un nombre incalculable de punitions collectives, mais c'était aussi notre bien le plus précieux...
C'est dans le jardin du voisin qu'il a pourtant été réellement mit à l'épreuve pour la première fois, ce jour de l'anniversaire de Maman où nous nous étions, comme de coutume, retrouvé dans la cabane du voisin après minuit...
Mily : Noah t'abuses ! Tu trouves pas qu'on a passé l'âge ?
Noah : Oh arrête de ronchonner, tu adores la vu !
Andy : Non mais arrête Noah, Mily à raison, 25ans c'est sûrement le début de la ménopause chez les vieux prématurés non ?
Mily : Au rythme où vous allez tous les deux, j'aurais sûrement atteint la ménopause avant que vous soyez sortit radicalement de l'enfance c'est certain !
Noah : Tu entends ça mini-pouce ? Mil' remet en doute notre entré dans le monde des adultes ! Toi je comprend, mais moi je lui volais déjà ses dents de lait lorsqu'elle croyait encore à la petite sourie !
Mily : D'ailleurs tu me doit toujours ces 2 $
Noah : Y a prescription quand même ! And' soutient moi !
Andy : Que dal, j'ai arrêté mon soutient dès que tu m'as appelé « mini-pouce »
Noah : Ah trahis par l'alliance sisternelle, je souffre affreusement !
Nous rions à cette époque, enlevant les morceaux d'écosse et de feuille qui nous tombait sur le visage alors que nous nous hissions sur le rebord en boit de notre fort. Nous avions comme depuis nos douze ans apporté des bières et admirions le paysage du quartier résidentiel dans lequel nous vivions. Pour beaucoup il n'y aurait eu rien de moins admirable qu'une série de maisons identiques et impersonnelles, mais pour nous, cette vue était notre maison et ce fort un jardin secret volé pour quelques instant de rêve.
Andy : Alors qu'est-ce que tu voulais nous dire mon cher frère ?
Noah : Quoi ? Maintenant on a plus le droit de fêter le diplôme de sa petite s½ur comme il faut ?
Mily : Qu' est-ce que ça fait d'entrer dans le monde réel ?
Andy : Je n'y suis pas encore, la preuve je suis ici avec vous !
Noah : Ah c'est vrai que passé minuit la réalité coupe tous ses droits lorsque nous sommes ici
Mily : Tu as fini de te moquer !
Nous avons encor rit en reprenant une gorgé de nectar, repensant à la fois où Noah avait découvert le journal intime de Mily et récités tous ses poèmes pendant près d'un mois tous les jours, allant même jusqu'au récital de rots.
Noah : Non sans rire, je voulais qu'on monte ce soir ici pour vous annoncé mon entré dans le monde réel !
Andy : Tu as acheté une nouvelle voiture?
Mily : Tu vas te marier avec Alex ?
Noah : Toi tu es trop matérialiste et toi trop romantique ! Non rien de tout ça, je vais vraiment donner un sens à ma vie.
Je me souvient avoir pensée que rien ne pouvait être alors plus parfait que ce ciel étoilé et cette révélation, mais il paraît que c'est lorsque vous prenez le bonheur pour acquis qu'il vous abandonne sans prévenir...
Noah : Je suis allez à la base militaire ce matin. Il m'ont acceptés !
Dans ces moments là on ne sait pas quoi faire, quoi dire. Que faire lorsqu'une des personne que vous aimez le plus au monde vous demande de vous réjouir d'une réussite que vous n'approuvez pas ? Vous ne faites rien, vous souriez autant que possible et le félicitez en vous répétant intérieurement que « votre bonheur doit résidé dans le fait de le voir heureux. »
Mais tout cela c'est du cinéma, de l'hypocrisie, une résignation sans se battre à la chute dans le vide de cette personne dans sa réalité. C'est ce dont nous avons très vite pris conscience, NOUS, les s½urs Warens, lorsque nous avons bientôt vu notre grand frère élargir son rôle de protecteur au monde, et partir mener une guerre lointaine pour des principes qu'ils pensent tous défendre, à commencer par la liberté. La réalité nous est alors apparut à tous lorsque la petite amie de Noah a sombré dans la dépression, que Maman a retiré toutes ses photos du salon pour ne pas avoir le c½ur brisé à chaque regard vers lui, lorsque ses rares lettres ont cessés de nous parvenir. On nous a dit qu'il était mort, puis qu'il ne l'était pas avec tout autant d'assurance, on nous a pris et donné espoir, mais quoi qu'il en soit on nous a gardé dans l'ignorance, et nous ne le supportons plus, nous voulons la vérité. C'est donc peut être bien dans cet avions que tout à commencé, cet avions de ligne où nous sommes tous entassés les uns sur les autres avec nos uniformes kakis et nos parachutes, c'est surement lui qui nous mènera à la vérité...
Mily : Andy je me sens mal
Andy : Calme toi, on l'a déjà fait il y a trois ans pour mes 18ans, tu t'en souvient ?
Mily : Vaguement. J'ai le souvenir d'avoir vomis tout ce que j'avais dans l'estomac juste après, tu t'en souvient ?
Andy : Vaguement
Un sourire complice échangé, une main enlacé dans celle de l'autre, un « n'est pas peur, je suis là » chuchoté et le début d'une chute libre dans la réalité de Noah... un champs de bataille pour sauver nos rêves d'autrefois!